Si RTO était une saison ?

Jean-Jacques Banchet - L’automne, la saison qui lance les festivités de Noël ! On se « fait la bouche » en octobre, on digère en novembre et on festoie en décembre.

Alain Carré - L’automne aussi parce que la région roannaise est à cette saison la région de France la plus conviviale ! Il y a tout à foison : les vendanges, le gibier, les bons restaurants…

Un moment de la journée ?

J.-J.B. - Un matin ensoleillé où les couleurs automnales sont éclatantes. Le matin est plein de surprises, tout comme RTO (oeil malicieux).

A.C. - Un moment de table évidemment, mais le déjeuner plus que le dîner.

Un sens ?

J.-J.B. - Le goût oui, mais l’ouïe aussi car lorsqu’on est au restaurant, il faut être attentif à la fois à ce que l’on va écouter et goûter. Les dîners dans le noir sont d’ailleurs une expérience extraordinaire à vivre lors de RTO.

A.C. - Le goût ! Je suis un épicurien et c’est ici, à Roanne, que je mange le mieux ! Mon sens du goût est exacerbé grâce aux endroits privilégiés que je découvre à chaque fois que je me rends en terre roannaise.

Un paysage ?

J-J.B. - Un paysage vallonné de la Côte roannaise. Chaque fois que je rencontre des étrangers, ils me disent « Mais que c’est beau chez vous ! »

A.C. - Le village de caractère d’Ambierle car j’y retrouve mes bouquinistes et partage avec eux une de mes grandes passions.

Un objet du quotidien ?

J.-J.B. - Un fouet car il sert à faire monter beaucoup de choses en cuisine : les oeufs, les blancs en neige… Avec  RTO, on monte les évènements pour créer un feu d’artifice en bouche et dans les oreilles.

A.C. - Les couverts ! Parce qu’à Roanne, on passe à table ! (ton enjoué)

Une célébrité ?

J.-J.B. - Gérard Depardieu, pour son côté bon vivant épicurien et un peu exagéré. Il outrepasse la bonne marge de toutes choses et il aime les gens surtout ! Un hôte rêvé pour RTO…

A.C. - Alphonse de Lamartine car il a beaucoup parlé des paysages et des sites qui peuvent se rapprocher des paysages roannais. Lamartine était un poète vigneron, il est donc pour moi parfait pour illustrer RTO.

Un film ?

J.-J.B. - Amadeus de Milos Forman, pour son côté fou et festif.

A.C. - L’école buissonnière de Nicolas Vanier avec François Cluzet pour la nature, qui me rappelle la campagne roannaise.

Un instrument de musique ?

J-J.B. - Le violon parce que c’est un bel instrument, qui permet aussi bien d’aller dans les aigus que dans les graves. Sa pratique est très aboutie.

A.C. - Le piano, pour ma collaboration durant 22 ans avec François-René Duchâble, pianiste virtuose. Il m’a accompagné sur plusieurs éditions.

Un plat ?

J.-J.B. - Un super dessert comme un beau chou à la crème. Une gourmandise à la RTO. (sourire franc)

A.C. - Les ris de veau. J’ai mangé les meilleurs dans un restaurant roannais d’ailleurs !

Un livre ?

J.-J.B. - Des poèmes de Baudelaire. Si nous prenons l’exemple du poème À une passante, c’est tout l’art de tomber en amour dans un laps de temps très court et de ne pas savoir si nous reverrons la belle.

A.C. - Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche car c’est ma bible ! Le retour éternel de la joie est une des thématiques développée par le philosophe et je suis heureux chaque fois que je reviens à Roanne.

Une chanson ?

J.-J.B. - Les passantes de Georges Brassens. De même que pour Baudelaire, il dédie ce poème à toutes les femmes que l’on aime pendant quelques instants secrets… L’art et la manière de faire comprendre que cet amour restera platonique. RTO est, pour l’image, une femme magnifique.

A.C. - Un homme heureux de William Sheller. La France doit une grande partie de sa culture à sa Gastronomie qui rend heureux quiconque prend le temps de s’asseoir à sa table avec d’autres convives. « La vie est ainsi Fête !